Nombres 6, 22...

undefinedQue l'Éternel te bénisse et te protège,
Que l'Éternel te regarde avec Bonté et qu'Il te fasse Grâce,
Que l'Éternel veille sur toi et t'accorde la Paix !
 Nombres 6, 22...

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Vendredi 2 mai 2008

Publié dans : Christ & l'Eglise - Par Deborah-Esther LIEBER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "



Exceptions bibliques, réelles ou imaginées III


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5. Porneia et la relation de fiançailles


Avant l’époque du ministère terrestre du Christ, les Juifs avaient établi une pratique sociale unique, appelée Fiançailles. C’est un mot moins employé dans notre société actuelle. Cette période commence lorsqu’un couple décide de se donner en mariage l’un à l’autre, et elle se termine avec le Mariage lui-même.

De nos jours, l’homme donne habituellement à la jeune femme une bague de fiançailles. Cet acte et cette annonce signifient en général qu’ils ont cessé de chercher autour d’eux et se préparent maintenant aux Vœux de Mariage.

Il y a cependant des différences importantes entre les fiançailles juives du temps de Jésus et celles d’aujourd’hui, et elles sont significatives :
Du temps de Jésus, le jeune homme ne conduisait pas la jeune fille dans un lieu romantique, ni ne l’emmenait dans un restaurant chic pour lui offrir une bague. Non, il réunissait quelques amis et les emmenait avec lui rencontrer la jeune fille. Ensuite, devant ces amis, comme témoins, il demandait à la jeune fille de l’épouser.

Cette rencontre n’était pas une décision soudaine de la part de ce couple. Dans la plupart des cas, ils ne s’étaient jamais fréquentés, comme les couples actuels. Au lieu de cela, à leur naissance, leurs pères s’étaient mis d’accord qu’il serait bien que leurs enfants se marient. Une fois que c’était décidé, le projet se mettait en branle.

Depuis l’enfance, on disait au petit Jacob comme ce serait bien que lui et Esther se marient (prénoms fictifs). Alors, les familles des deux pères seraient encore plus proches.

Lorsque Jacob atteignait l’âge adéquat, lui et Esther étaient tous deux au courant des projets les concernant. Ainsi, quand Jacob et ses amis venaient trouver Esther, elle connaissait déjà le but de sa venue.

Après la demande en mariage de Jacob à Esther, et son « oui » dit en public, il lui donnait une lettre stipulant qu’une transaction avait eu lieu ce jour-là, ou des pièces de monnaie, pour sceller leur accord.

Nous avons un exemple de l’importance de cette transaction, donné par Jésus en Luc 15, au sujet de la drachme perdue :
Ou quelle est la femme, qui, ayant dix drachmes,
si elle perd une drachme,
n’allume la lampe et ne balaye la maison,
et ne cherche diligemment jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ?
et l’ayant trouvée, elle assemble les amies et les voisines,
disant :
« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. »

Luc 15, 8-9


Cela n’a-t-il pas l’air un peu ridicule ?
Pourquoi, ayant perdu quelques centimes, dépenserait-elle plusieurs euros pour une fête lorsqu’elle la retrouve ?
Avez-vous déjà vu une jeune fille qui a perdu sa bague de fiançailles ?
C’est l’affolement jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée.
Toute la maison est en chantier, et elle retourne tout jusqu’à ce qu’elle la trouve.

C’est la même chose avec la femme de la parabole.
Elle avait reçu de son fiancé les “pièces nuptiales”, puis elle en avait perdu une.
Ces pièces étaient la preuve de leur contrat, et elles étaient un cadeau d’amour très précieux pour elle.

En plus des pièces nuptiales, selon le statut financier de Jacob, un mohar, ou dot, était donnée aux parents d’Esther. À partir de ce moment-là, Jacob et Esther étaient fiancés, s’engageant à se marier.

Là s’arrête la ressemblance de cette relation avec des fiançailles typiques, ou la relation d’un couple romain ou grec.
Dans d’autres sociétés, telles que la nôtre, si le couple, après s’être fiancé, changeait d’avis, ils rompaient simplement et recommençaient tout. De nos jours, si le jeune homme a de la chance, il peut même récupérer la bague.

Dans la société juive,cependant, quand Jacob et Esther étaient fiancés, on s’attendait à ce que leur relation soit consommée dans le Mariage.
Les deux partis se préparaient dans l’attente des Vœux. Par là je veux dire qu’ils arrêtaient tous deux de chercher, et les autres ne devaient pas essayer de briser leur relation. En général, ils savaient que le Mariage aurait lieu dans l’année ou les 18 mois à venir, et ils deviendraient ” Une Seule Chair “ aux Yeux de Dieu.

Si jamais Jacob et Esther décidaient de se séparer, ils ne pouvaient pas s’en tenir là. Un couple fiancé dans la société juive devait obtenir un divorce légal pour se séparer.
Simplement fiancés ?
Oui !
Mais pour se séparer il fallait en passer par un divorce légal.


Pour comprendre ce que Jésus disait aux chapitres 5 et 19 de Matthieu, il est impératif de prendre cela en compte !

En Genèse 19, on trouve l’histoire de Lot à Sodome et Gomorrhe. Les deux anges vinrent l’avertir de partir avant que le jugement de Dieu ne tombe. Quand les Sodomites vinrent à la maison de Lot demandant qu’il leur livre les deux anges, Lot dit :


Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme ; laissez-moi les faire sortir vers vous…
Genèse 19, 8

Et Lot sortit, et parla à ses gendres qui avaient pris ses filles…
Genèse 19, 14

Une question : si les filles étaient mariées aux gendres de Lot, pourquoi n’avaient-elles pas connu d’homme ? Il est dit qu’elles étaient mariées, mais n’avaient connu aucun homme. Comment est-ce possible ?
Parole Vivante clarifie cela pour nous :


Et Lot se précipita dehors pour parler aux fiancés de ses filles…
Genèse 19, 14

Bien qu’elles n’aient pas été mariées, mais simplement fiancées, la version King James dit qu’elles étaient « mariées ».
Cette coutume était encore pratiquée du temps de Jésus.


Regardez le chapitre 1 de Matthieu. C’est l’une des histoires de la Bible que nous connaissons le mieux. Je suis sûre que la plupart des gens l’ont lue de nombreuses fois, ou entendu lire, et ont cependant manqué une vérité importante qui révèle cette idiosyncrasie sociale juive.
Lisez très attentivement :
Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi :
sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu’ils fussent ensemble,
se trouva enceinte par l’Esprit Saint.
Mais Joseph, son mari,
[simplement fiancé -verset 18- cependant appelé son mari]
étant juste, et ne voulant pas faire d’elle un exemple,
se proposa de la répudier secrètement.
[littéralement : il avait l’intention de la répudier, ou de divorcer.
Bien que pas encore marié, Joseph allait divorcer de Marie.]
Mais comme il méditait sur ces choses, voici,
un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant :
Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme,
[femme, pas fiancée]
car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint…
Or Joseph, étant réveillé de son sommeil,
fit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné,
et prit sa femme auprès de lui ;
et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né ;
et il appela son nom Jésus.

Matthieu 1, 24-25


Jésus, étant juif, connaissait cette coutume juive des fiançailles, et l’obligation de divorcer pour les rompre. Il a fait en sorte que Matthieu en parle dans ces passages de l’Écriture. Ce n’était pas une exception universelle, mais plutôt une clarification pour les Juifs en ce qui concerne la relation de fiançailles.

Jésus disait que, si pendant la période de fiançailles, on découvrait que Jacob ou Esther, ou tout autre personne fiancée, avait commis la fornication (des relations sexuelles illicites entre personnes non mariées) alors, et seulement alors - avant que les Vœux du Mariage les ait unis en ” Une Seule Chair “ pour la vie aux yeux de Dieu - on pouvait divorcer et épouser une autre personne.

Lorsqu’on a compris la relation juive des fiançailles, ces passages de l’Écriture s’accordent pleinement avec nos versets de base, et il n’y a pas de contradictions.


Cette vérité sur la période de fiançailles, et le divorce légal, n’était pas un fait obscur de la vie juive. Au contraire, c’était un trait très important, reconnu à tous les niveaux de la vie sociale juive.

Quand la nuit de noces arrivait pour un couple fiancé, la maison de la mariée était bien éclairée. Dans une attente joyeuse, les amies de l’épouse observaient le chemin entre les maisons des mariés. Tard dans la nuit, on pouvait voir des torches arriver sur le chemin, tandis que l’époux et ses amis arrivaient.
Alors s ’élevait le cri : « Voici l’époux, voici l’époux ! »
Toute effervescente, l’épouse sortait à la rencontre de l’époux, et ils rentraient ensemble, avec leurs amis, dans la maison de l’époux. Sur le trajet, des voisins sortaient et leur souhaitaient du bonheur. À la maison de l’époux, il y avait une fête, jusqu’à presque minuit, heure où le Mariage juif traditionnel s’accomplissait, avec les Vœux appropriés.
La dernière étape du mariage juif était lorsque l’époux emmenait l’épouse dans la chambre nuptiale et là, pénétrait l’épouse, déchirant ainsi l’hymen, et prouvant sa virginité.
Cette pratique était si importante que le Mariage d’une vierge avait en général lieu le mercredi.
Ainsi le mari qui voulait déposer une plainte contre son épouse - parce qu’elle n’était pas vierge - pouvait la déposer devant la cour le jeudi. La cour se réunissait tous les jeudis pour entendre ce genre de plaintes. Si l’on pouvait apporter des preuves de telles accusations, il y avait un procès public.


On trouve un tel procès en Deutéronome 22, 13-21. Là, au verset 15, il est parlé des « signes de la virginité » apportés comme preuve par les parents de la jeune fille. Ce signe était porté parmi les vêtements de l’épouse au moment de la consommation du mariage. Le mari devait remettre ce signe aux parents de l’épouse après. Il portait les traces de sang de l’hymen rompu et était accepté comme preuve de la virginité de l’épouse.
Dans les cas où l’homme déposait une fausse plainte contre son épouse, le verset 19 dit qu’il devait payer au Père de l’épouse cent pièces d’argent pour le mauvais bruit qu’il avait fait courir, et il était lié à cette épouse pour la vie. Il ne pouvait pas tirer avantage de la concession que Moïse avait faite pour les Juifs au cœur dur en la répudiant plus tard.

Si, cependant, on pouvait prouver que la femme n’était pas vierge -qu’elle avait commis la fornication avant le mariage - elle était lapidée à mort, et l’homme était libre de se remarier. Deutéronome 22, 20-21



C. Comparaison des Écritures


Prenons cette expression du passage peu clair et comparons-la avec le clair, pour voir ce que cela pouvait vouloir dire. Commençons par Luc 16 :

Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère

Luc 16, 18

Rappelez-vous la visualisation :

 



 



Si l’expression « si ce n’est pour cause de fornication » signifie « si ce n’est pour adultère » ou « si ce n’est pour cause d’immoralité ou manque de chasteté », alors Jill est maintenant libre de se remarier, n’est-ce pas ?

C’est ce qui est prêché aujourd’hui…

Mais ce n’est pas ce que Jésus a prêché !


Nous devons décider quel enseignement nous voulons suivre.

Certains disent que Jack commet l’adultère contre Jill lorsqu’il épouse Sue, et qu’ainsi Jill est maintenant libre, car c’est de l’impureté morale.

C’est vrai :
- c’est de l’impureté morale.
- C’est un manque de chasteté.
- C’est de l’adultère.

Mais Jésus a dit que Jill était toujours en situation d’adultère, même après le mariage de Jack avec Sue :

…et quiconque épouse une femme[Jill]
répudiée par son mari,[Jack]
commet adultère.

Luc 16, 18

[Voir illustration ci-dessus]

Paul a divorcé d'Aline et commis adultère envers elle. Paul et Aline étaient toujours ” Une Seule Chair ” aux Yeux de Dieu.
Jésus l’a dit !

Si Jésus savait ce qu’Il disait dans les versets clairs, alors ceux qui interprètent « si ce n’est pour cause de fornication » comme adultère, immoralité ou manque de chasteté, lorsqu’il s’agit d’une personne mariée, se trompent.
Cela ne peut pas avoir l’un de ces sens et cependant s’accorder avec l’ Enseignement du Christ !!



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