Le seul problème maintenant est de décider de ce que l’expression présente dans le texte de
Matthieu 19
« si ce n’est pour cause de fornication
»
signifie réellement. Le mot traduit par fornication est porneia.
1. Il ne signifie en tous les cas
pas ADULTÈRE qui eset moikeia (et mots dérivés) en grec
:
- violation volontaire du contrat et de l’Alliance de
Mariage, par l’un ou l’autre des partenaires,
en s’engageant dans des relations sexuelles, ou en
désirant être avec une autre personne.
- relations sexuelles hors mariage.
2. Il faut noter que, dans la Bible, le terme porneia est utilisé de trois façons différentes
:
- un sens large,
- un sens strict,
- et un sens précis.
-
Dans son sens large, porneia vient d’une racine qui signifie vendre. On
l’utilisait en général pour faire référence à la vente d’esclaves dans un but de prostitution. Cela inclut l’adultère, les perversions sexuelles, la bestialité, et la
prostitution.
-
Dans ce sens strict, nous trouvons porneia utilisé pour parler spécifiquement
des rapports sexuels avant mariage. Une fois encore, nous utiliserons les versets clairs pour faire la lumière sur ceux qui ne le sont pas. En 1 Corinthiens 7, Paul parle spécifiquement à des célibataires :
Or, pour ce qui est des choses au sujet desquelles vous m’avez
écrit,
il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme ;
mais, à cause de la fornication,
[rapports sexuels illicites, coït prémarital]
que chacun ait sa propre femme,
et que chaque femme ait son mari à elle.
1 Corinthiens 7, 1-2
-
Une autre utilisation de porneia est ce que nous appellerons « l’utilisation
précise ». Cela signifie, le cas où on utilise des termes spécifiques, en opposition à des termes généraux, pour décrire une situation. En 1 Corinthiens 6,
9-10, nous trouvons une utilisation très précise
de porneia, :
Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du
Royaume de Dieu ?
Ne vous y trompez pas :
ni fornicateurs,
ni idolâtres,
ni adultères,
ni efféminés,
ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes,
ni voleurs,
ni avares,
ni ivrognes,
ni outrageux,
Toutes ces conditions, décrites par Paul dans ces versets, pourraient être qualifiées d’immoralité,
de péché, ou d’impureté. Mais au lieu de cela, Paul a utilisé des termes précis. Dans
ce cas, on pourrait dire : la fornication est péché ; l’adultère est péché, mais la fornication et l’adultère ne sont pas la même chose.
Donner à fornication le sens d’adultère, immoralité ou manque de
chasteté viole la vérité évidente de nos versets de base clairs (Luc 16, 18 ; Marc 10, 11-12 ; 1 Corinthiens
7, 10-11, 39 ; Romains 7, 2-3.)
Porneia et la relation de fiançailles
Pour comprendre ce que Jésus disait aux chapitres 5 et 19 de
Matthieu, il est impératif de prendre en compte la Tradition biblique (hébraïque)
des fiançailles !
En Genèse 19, on
trouve l’histoire de Lot à Sodome et Gomorrhe. Les deux anges vinrent l’avertir de partir avant que le jugement de Dieu ne tombe. Quand les Sodomites vinrent à la maison de Lot
demandant qu’il leur livre les deux anges, Lot dit :
Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme ;
laissez-moi les faire sortir vers vous…
Genèse 19, 8
Et Lot sortit, et parla à ses gendres qui avaient pris ses
filles…
Genèse 19, 14
Une question : si les filles étaient mariées aux gendres de Lot, pourquoi n’avaient-elles pas connu
d’homme ? Il est dit qu’elles étaient mariées, mais n’avaient connu aucun homme. Comment est-ce possible ?
Parole Vivante clarifie cela pour nous :
Et Lot se précipita dehors pour parler aux fiancés de ses
filles…
Genèse 19, 14
Bien qu’elles n’aient pas été mariées, mais simplement fiancées, la version anglaise King James
dit qu’elles étaient « mariées ». Cette coutume était pratiquée au temps de
Jésus.
Une vérité importante révèle cette idiosyncrasie sociale juive.
Lisez très attentivement :
Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi :
sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu’ils fussent ensemble,
se trouva enceinte par l’Esprit Saint.
Mais Joseph, son mari,
[simplement fiancé -verset 18- cependant appelé son mari]
étant juste, et ne voulant pas faire d’elle un exemple,
se proposa de la répudier secrètement.
[littéralement : il avait l’intention de la répudier, ou de divorcer.
Bien que pas encore marié, Joseph allait divorcer de Marie.]
Mais comme il méditait sur ces choses, voici,
un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant :
Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme,
[femme, pas... fiancée !]
car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint…
Or Joseph, étant réveillé de son sommeil,
fit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné,
et prit sa femme auprès de lui ;
et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né ;
et il appela son nom Jésus.
Matthieu 1, 24-25
Jésus, étant juif, connaissait cette coutume juive des fiançailles, et l’obligation de divorcer
pour les rompre. Il a fait en sorte que Matthieu en parle dans ces passages de l’Écriture. Ce n’était pas une exception universelle, mais plutôt une clarification pour les Juifs en
ce qui concerne la relation de fiançailles.
Jésus disait que, si pendant la période de fiançailles, on découvrait que Jacob ou Rebecca, ou tout
autre personne fiancée, avait commis la fornication (des relations sexuelles illicites entre personnes non mariées) alors, et seulement alors - avant que les Vœux du Mariage les ait
unis en ” Une Seule Chair “ pour la vie aux Yeux de Dieu - on pouvait divorcer et épouser une autre personne.
Lorsqu’on a compris la relation juive des fiançailles, ces passages de l’Écriture s’accordent
pleinement avec les versets de base, et il n’y a pas de contradictions.
Cette vérité sur la période de fiançailles, et le divorce légal, n’était pas un fait obscur de la
vie juive. Au contraire, c’était un trait très important, reconnu à tous les niveaux de la vie sociale juive. Quand la nuit de noces arrivait pour un couple fiancé, la maison de la
mariée était bien éclairée. Dans une attente joyeuse, les amies de l’épouse observaient le chemin entre les maisons des mariés. Tard dans la nuit, on pouvait voir des torches arriver
sur le chemin, tandis que l’époux et ses amis arrivaient.
Alors s ’élevait le cri :
« Voici l’époux, voici
l’époux ! »
Toute effervescente, l’épouse sortait à la rencontre de l’époux, et ils rentraient ensemble, avec
leurs amis, dans la maison de l’époux. Sur le trajet, des voisins sortaient et leur souhaitaient du bonheur. À la maison de l’époux, il y avait une fête, jusqu’à presque minuit, heure
où le Mariage juif traditionnel s’accomplissait, avec les Vœux appropriés.
La dernière étape du mariage juif était lorsque l’époux emmenait l’épouse dans la chambre nuptiale
et là, pénétrait l’épouse, déchirant ainsi l’hymen, et prouvant sa virginité.
Cette pratique était si importante que le Mariage d’une vierge avait en général lieu le mercredi.
Ainsi le mari qui voulait déposer une plainte contre son épouse - parce qu’elle n’était pas vierge - pouvait la déposer devant la cour le jeudi. La cour se réunissait tous les jeudis
pour entendre ce genre de plaintes. Si l’on pouvait apporter des preuves de telles accusations, il y avait un procès public.
Là, au verset 15, il est parlé des « signes de la virginité
» apportés comme preuve par les parents de la jeune fille. Ce signe était porté parmi les vêtements de l’épouse au moment de la consommation du mariage. Le mari devait
remettre ce signe aux parents de l’épouse après. Il portait les traces de sang de l’hymen rompu et était accepté comme preuve de la virginité de l’épouse.
Dans les cas où l’homme déposait une fausse plainte contre son épouse, le verset 19 dit qu’il
devait payer au Père de l’épouse cent pièces d’argent pour le mauvais bruit qu’il avait fait courir, et il était lié à cette épouse pour la vie. Il ne pouvait pas tirer avantage de la
concession que Moïse avait faite pour les Juifs au cœur dur en la répudiant plus tard.
Si, cependant, on pouvait prouver que la femme n’était pas vierge - qu’elle avait commis la
fornication avant le mariage - elle était lapidée à mort, et l’homme était libre de se remarier. Deutéronome 22, 20-21
Comparaison des Écritures
Quiconque [Paul] répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère…
Luc 16, 18
Regardez l'image suivante :
- Paul a légalement divorcé d'Aline - car il a une liaison avec une femme, Brigitte, avec laquelle
il se "re" marie
- Aline - légalement divorcée - se "re"marie avec Luc

Si l’expression « si ce n’est pour cause de fornication
» signifie « si ce n’est pour adultère » ou « si ce n’est pour cause d’immoralité ou manque de chasteté », alors Paul serait
maintenant libre de se remarier, n’est-ce pas ?
C’est ce qui est prêché aujourd’hui…
Mais ce n’est pas ce que Jésus a prêché !
Nous devons décider quel
enseignement nous voulons suivre !
Récapitulatif
Divorce + "re"mariage
Le mariage est une Alliance de SANG pour la vie ...jusqu'à ce que la mort sépare !
Paul et Aline se marient et deviennent " Une Seule Chair " devant Dieu et les hommes
+
=
Paul et Aline se séparent et divorcent légalement devant les hommes
L'homme n'a aucun pouvoir pour désunir
ce que Dieu a joint.
Seule la mort le peut !
Dieu les considère comme quand
Aline " épouse " Luc
Aline et Luc
se re-marient devant les
hommes
et/ou
Paul " épouse " Brigitte
Paul et Brigitte se
re-marient devant les
hommes
parce que...
Paul et Aline demeurent " Une SEULE CHAIR " sur la
terre,
cela, jusqu'à ce que la mort
les sépare..
même si la société a prononcé leur
divorce et enteriné leur "re"-mariage.
Certains disent que " Aline ayant commis l’adultère contre Paul lorsqu’elle a épousé
légalement Luc, Paul est maintenant libre de pouvoir se "re" marier avec quelqu'un d'autre, car c’est de l’impureté morale. "
C’est vrai :
- c’est de l’impureté morale.
- C’est un manque de chasteté.
- C’est de l’adultère.
Mais Jésus a dit que Luc était toujours en situation d’adultère, même après le mariage de Paul avec quelqu'un d'autre :
…et quiconque épouse une femme[Aline]
répudiée par son mari,[Paul]
commet adultère.
Luc 16, 18
Paul, Aline, Luc et Brigitte, la femme que Paul a " épousée " sont tous - pour Jésus - en train
de commettre l'adultère !!
Luc, bien que célibataire (avant son mariage avec Aline) est considéré comme commettant l'adultère : il prend la femme de son prochain ! Pourtant Paul a bien divorcé
d'Aline et a commis adultère envers elle (avant et après le divorce) car Paul et Aline sont toujours ” Une Seule Chair ” aux Yeux de Dieu...
Jésus l’a dit !
Si Jésus savait ce qu’Il disait dans les versets
clairs,
alors ceux qui interprètent
« si ce n’est pour cause de fornication
»
comme
adultère, immoralité ou manque de
chasteté,
lorsqu’il s’agit d’une personne
mariée,
se trompent.
Il est impossible que porneia ait l’un de ces
sens
et en même temps
s’accorder avec l’ Enseignement
du Christ !!
Les adultères
n'hériteront pas du Royaume des Cieux ...
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